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LA SUISSE ROMANDE :
On appelle Suisse romande
la région occidentale de la Suisse. Sa dénomination actuelle provient
du début du moyen Age (400-900). Ce sont les burgondes qui vinrent
pacifiquement occupés la région lémanique où des indigènes celto-romains,
qu'on appelle aussi romans, étaient déjà établis. Quant à l'est
de la Suisse, elle, était envahie par les Alamans. Il faudra près
de 2 siècles pour qu'ils atteignent la région de Berne - capitale
actuelle de la Suisse. Burgondes à l'ouest et Alamans à l'est, ce
sont deux civilisations qui influenceront à jamais la Suisse. Bien
que le Nord Canton de Berne appelé aussi Jura-Sud soit à
majorité francophone on ne le considère pas faisant partie
de la Suisse Romande.
Superficie totale : 12'029 km2
La superficie de la Suisse romande correspond à 29 % de celle de la
Suisse.
Quelques chiffres :
| drapeau |
création |
nom |
densité |
population |
 |
1815 |
GENEVE |
282,3 km2 |
395'500 |
 |
1815 |
NEUCHATEL |
803,1 km2 |
165'300 |
 |
1979 |
JURA |
836,5 km2 |
69'200 |
 |
1481 |
FRIBOURG |
1670,8 km2 |
224'600 |
 |
1803 |
VAUD |
3211,9 km2 |
605'700 |
 |
1815 |
VALAIS |
5224,5 km2 |
271'300 |
La Suisse est un état fédéral. Il est constitué de 20 cantons
et 6 demi cantons qui sont autonomes. La Suisse romande compte 6 cantons.
Population totale : 1'731'600 hab. (chiffres de 1996)
La densité de la population romande est de 143,9 hab. par km2, alors
que celle de la Suisse est de 171,1 hab. par km2.
Confins : France et Italie
Langues : français et allemand
Confessions : protestants et catholiques romains
Géologiquement, la Suisse romande est un pays complexe.
Elle fait partie de l'arc alpin qui s'étend,
sur près de 1'000 km, entre Nice (Alpes maritimes françaises)
et Vienne (Alpes d'Autriche). Bien que n'appartenant pas à proprement
parler aux Alpes, le Plateau et le Jura leur doivent une part
importante de leur morphologie. On peut considérer que trois régions
naturelles principales compose le territoire: les Alpes et les
Préalpes, le Plateau et le Jura.
Les Alpes constituent déjà un résidu de montagnes déchiquetées.
Elles sont stratifiées de manière complexe, les plissements s'étant
chevauchés et repoussés, puis érodés de manière différenciées.
L'altitude moyenne est de l'ordre de 1'700 m, le point culminant,
la Pointe Dufour (massif du Mont-Rose, Alpes valaisannes) s'élève
à 4'634 m. Le noyau de la formation alpine est constitué de massifs
anciens de granites et de schistes cristallins sur lesquels reposent
ou auxquels s'accrochent des nappes sédimentaires plus récentes
d'une très grande variété. La morphologie de la chaîne est également
très riche: le travail de rabotage effectué par les glaciers et
l'érosion par les eaux ont créé des vallées, des terrasses, des
verrous qui font des Alpes une région au paysage sans cesse changeant.
Des mesures d'une grande précision opérées à travers la partie
centrale de la chaîne ont montré que le massif alpin continue
de s'élever d'un millimètre par an en moyenne, cette élévation
étant toutefois compensée par l'érosion. Les Préalpes, sur le
versant nord-ouest des Alpes, composées surtout de conglomérats,
offrent une structure moins complexe et ses sommets atteignent
2'000 m. environ.
Le Plateau est, lui aussi, une création des Alpes. Après
le soulèvement des chaînes alpines et jurassiennes, des bras de
mer ou de lacs subsistèrent. L'érosion était alors très active
dans les Alpes. Les torrents qui en descendaient charriaient des
quantités énormes de sable, de gravier et de galets. Comprimés,
ces sédiments formèrent des roches nouvelles: poudingues et d'autres
roches mollassiques dont l'épaisseur des bancs atteint, sur le
Plateau, près de 3 km. Durant les périodes glaciaires - la dernière
s'est achevée il y a environ 10'000 ans - les terrains mollassiques
furent presque entièrement recouverts par les moraines des glaciers
alpins. Beaucoup de moraines frontales et latérales subsistent
sous forme de hautes et longues collines. Erosion glacière et
sédiments ont créé un paysage ondulé, propice à la formation des
lacs. D'une altitude moyenne de 580 m., le Plateau - large bande
recourbée allant du lac Léman au lac de Constance - jouit d'un
climat moins rude que les Alpes ou le Jura. Entre les deux chaînes,
il forme un large couloir et c'est là que se concentrent peuplement
et voies de communication, cultures et industries.
Le Jura, lui, est un arc de crêtes, de vallées et de plateaux
d'une structure générale, plus simple que celle des Alpes. D'une
altitude moyenne de 700 m. - avec, pourtant, des sommets s'élevant
à 1'600 m. (Mont-Tendre: 1'679 m./Vaud) -, il se présente schématiquement
en trois parties: le Jura plissé au sud, le Jura des plateaux
et le Jura tabulaire au nord et à l'est. Tout le Jura est un effet
de la surrection des Alpes. En se soulevant, elles exercèrent
des poussées qui, transmises à travers le Plateau, vinrent comprimer
et plisser les couches calcaires. Les plis jurassiens sont relativement
faibles et présentent une ondulation régulière. La voûte de nombreux
plis a été érodée et creusée par les eaux courantes, ouvrant ainsi
des combes. Pour sortir de certaines vallées et gagner le Plateau,
l'eau a entaillé la chaîne et creusé des cluses. Ailleurs, les
eaux ont foré des cheminements souterrains à travers les calcaires
poreux.
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